Les militants de Ensemble invitent les habitants et les salariés à en débattre ensemble. Ne renonçons pas au changement, à nous de nous en mêler.


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mardi 30 avril 2013

Nous, écologistes, appelons à manifester le 5 mai



L'ALERTE
MEDIAPART 
Des élus EELV, dont Eva Joly, Sergio Coronado, Francine Bavay et Julien Bayou, appellent à « une renaissance démocratique, sociale et écologiste de notre République » et à ne « pas laisser le monopole de l'action de rue » au Front de gauche. Critiquant la politique menée par François Hollande qu'ils ont contribué à faire élire, ils plaident pour un rééquilibrage des pouvoirs au profit du Parlement.

Nous avons, en tant qu’écologistes, contribué à la victoire du 6 mai de François Hollande et à la victoire aux législatives de juin 2012. Mais nous ne voulons pas que, comme en 1981, comme en 1997, la gauche au pouvoir finisse par perdre les élections parce qu’elle a fait le contraire de ce qu’attendaient ses électeurs. Parce qu’elle a appliqué les recettes de l’austérité et de la précarité à coups de chocs budgétaires (TSCG et réduction des dépenses publiques), de crédits d’impôts (CICE) et de chocs sociaux (ANI et flexibilisation du contrat de travail). Parce qu’elle a failli sur le plan éthique, parce qu’elle n’a remis en cause ni le nucléaire ni les grands projets inutiles comme Notre-Dame-des-Landes, parce qu’elle a renoncé à ses promesses sur le droit de vote des étrangers, le contrôle au faciès ou la rupture avec la Françafrique. Parce qu'enfin, elle refuse d'adopter une loi d'amnistie dans un moment où l'apaisement et la réconciliation entre les Français sont une urgence absolue.
En tant que membres d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), en tant qu’écologistes, nous ne voulons pas cette fois attendre la fin du quinquennat pour tirer le bilan de notre participation au gouvernement. Nous voulons aider nos élu-e-s et nos ministres à construire un nouveau rapport de force au sein des institutions, en s’appuyant sur une société mobilisée.
Nous, écologistes, n'avons pas d'adversaires à gauche mais voulons résolument peser pour une refondation des politiques menées par la majorité issue des élections de 2012.
C’est pour dire cela que nous serons présents dans la rue le 5 mai, en tant qu’écologistes, aux côtés d’autres forces de gauche, de la Bastille à la Nation, pour ne pas laisser le monopole de l'action de rue à une seule composante de la gauche, pour maintenir les passerelles entre toutes les gauches. Si nous pouvons diverger sur leurs objectifs, leurs méthodes, voire leur style, nous partageons en l’occurrence la même préoccupation ; nous refusons que la déception et la colère des citoyens soient canalisées par Marine Le Pen et la droite extrême.
Il faut maintenant que la gauche de gouvernement prenne ses responsabilités. Nous ne voulons ni d’un Mai 68 à l’envers comme le prônent Copé, Guaino et Boutin, ni d’un nouveau mai 2002. Une partie de la droite mime le 6 février 1934 et appelle à descendre dans la rue contre le mariage pour tous le 5 mai. Nous ne laisserons pas la rue aux homophobes, aux racistes, sexistes, fascistes et à la droite extrême. Le 5 mai, nous défendrons aussi les institutions républicaines menacées par les nostalgiques de Pétain et de l’OAS.
La gauche et l’écologie ont besoin d’un sursaut démocratique, et nous vous invitons à y contribuer. C’est comme militants EELV que nous serons présents dans la rue le 5 mai pour porter notre projet et parole écologiste et nous invitons toutes celles et ceux qui se retrouvent dans cette démarche unitaire contre la droite extrême et le FN à nous rejoindre.

Premiers signataires :
Eva Joly, députée européenne
Sergio Coronado, député, conseiller fédéral EELV
Francine Bavay, conseillère régionale et conseillère fédérale EELV
Jérôme Gleizes, membre du bureau exécutif d'EELV
Annie Lahmer, conseillère fédérale EELV
Julien Bayou, conseiller régional Ile-de-France
Françoise Alamartine, membre du bureau exécutif d'EELV

Ont déjà signé :
Alain Coulombel, conseiller régional Rhône-Alpes
Zine-Eddine Mjati, membre du conseil politique régional des Français de l'étranger et candidat aux législatives 2002
Eric Bélistan, EELV Nice
Véronique Dubarry, adjointe au maire de Paris
Laurent Bussière Saint-André, EELV
Claude Vilain, Paris
Magali Deval, Bretagne, conseillère fédérale
Pierre-Yves Jourdain, Paris
Marie Toussaint, conseillère fédérale, membre du conseil d'orientation politique, Paris
Patrick Farbiaz, membre du conseil fédéral et du conseil d'orientation politique, Paris
Marie Aoustin, conseillère fédérale, Paris
Hicham Fassi-Fihri, Paris
Vincent Madeline, Paris
Mathieu Béchu, Strasbourg
Bruno Nicostrate, Bruxelles
Bernard Chappellier, conseiller municipal du Kremlin-Bicêtre, membre du conseil politique régional Ile-de-France et du bureau exécutif du Val-de-Marne

samedi 27 avril 2013

« Pourquoi j’irai à la marche du 5 mai » par Christophe ALEVEQUE


Je ne suis encarté nul part, ni chez les socialistes, ni  chez les cocos, ni au parti de gauche, ni chez les écolos… je ne suis même pas militant, c’est vous dire.  Mais de gauche !

Je suis tombé dedans quand j’étais petit, c’est culturel, irrationnel, naturel, instinctif, abdominal.
Qu’est ce que ça veut dire à notre époque ? La même chose qu’il y a plus de deux siècles. Voilà peut-être pourquoi le gauchiste (terme à connotation désuète et ringarde pour désigner la femme ou l’homme de gauche) est caricaturé par le pouvoir économique, donc le vrai pouvoir,  comme un homme du passé.
Foutaise !
Oui, il existe encore une gauche en France ! Non elle n’est pas d’un autre temps,  non elle n’est pas dangereuse, non elle n’est pas déconnectée du réel, non elle n’est pas extrême ou fâcheusement utopiste ou radicalement anti-progrès.
Elle est pacifiste et humaniste. Elle veut mettre l’être humain au centre des préoccupations et partager le gâteau.
Elle ne veut pas céder à la peur, sciemment entretenue, de la crise. Elle râle, c’est génétique, elle ne supporte pas les injustices, elle est tournée vers l’avenir, un avenir de solidarité et de tolérance.  Elle n’est pas moralisante, elle défend une certaine morale.
Oui, il existe un Peuple de Gauche, je l’ai rencontré. Qui a remporté de nombreux combats et qui est en lutte depuis tant d’années contre la nouvelle religion imposée qui n’est plus le catholicisme, malgré un come back des plus moyenâgeux ces derniers temps, mais la religion du marché et de la finance qui nous dirige à travers nos dirigeants.
Pour l’instant, ils ont pris le dessus et l’égalité en a pris un coup, jamais l’écart entre riche et pauvre n’a été si abyssal et il se creuse d’année en année.
Mais ne désespérons pas, le « peuple vert » a attendu 32 ans pour soulever une coupe à nouveau ! Le système ultra libéral est à bout de souffle, nous allons gagner aux pénaltys.
Voilà pourquoi je serai là le 5 mai. Pas pour un soutien à Mélenchon ou contre le partie socialiste au pouvoir ou je ne sais trop quelle tactique politico-politicienne, mais pour un changement de système, pour une « 6e République », symbole de la reprise du pouvoir par le peuple.
Le changement ce n’est pas maintenant, demain ou à la saint Glinglin, le changement c’est nous.
Nous sommes le pouvoir, nous incarnons le changement,
Reprendre la Bastille c’est ça ! C’est reprendre les clés !

Vive la République et le pain frais !