Les militants de Ensemble invitent les habitants et les salariés à en débattre ensemble. Ne renonçons pas au changement, à nous de nous en mêler.


jeudi 10 avril 2014

Maintenant ça suffit ! Marchons contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses



Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême-droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.
En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignations, colères et désespoirs. Elles nous révoltent.
Elles s’accompagnent du recul général des droits : à l’éducation, à l’emploi, à un revenu correct, à la santé, à un logement stable et décent.. Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les droits des femmes et des migrant-e-s. La répression s’abat sur les sans papiers, les roms, les plus précaires, et celles et ceux qui les défendent. Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale, et sur le droit de vote des étrangers… scandalisent.
Avec l’assentiment enthousiaste du Medef, le président de la République veut désormais faire du « pacte de responsabilité » le cœur de sa politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allègement de cotisations. Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage ? Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros. Dans la ligne de mire, la sécurité sociale et les services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy.
Personnalités morales, acteurs et actrices du monde de la culture et des arts, du monde du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes divers par nos engagements. Mais ensemble, nous voulons construire une dynamique pour une alternative sociale, démocratique, écologique et féministe, fondée sur la solidarité. Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche, contre l’extrême droite, pour l’abandon du « pacte de responsabilité », pour une juste distribution des richesses. Cette marche ne restera pas sans lendemain.

Dispositif Ensemble! pour la manifestation du 12 avril contre l’austérité



La manifestation part de la place de la République à 14h, pour se diriger vers la place de la Nation par le boulevard Voltaire.
Ensemble! aura un point fixe à l’angle de la rue Crussol et du boulevard Voltaire près du métro
Oberkampf.

Ensemble! S’insérera ensuite dans le cortège du Front de Gauche.

Les camarades disponibles peuvent se rendre à partir de 10 heures pour la mise en place du point fixe.

Les comités de régions pourront récupérer du matériel à l'occasion : des drapeaux (au prix unitaire de 10 euros...), des bulletins Ensemble !, des affiches, des autocollants.
Une camionnette avec le matériel sera disposée place de la Nation.

Pour la récupération du matériel contactez Olivier 06 84 15 51 76 ou Monique au 06 64 77 87 90

Matériel d’Ensemble

Comme indiqué ci-dessus, des matériels d’Ensemble seront disponibles à la manifestation du 12 avril ainsi qu’au collectif national des 26 et 27 avril.

Voici les liens internet sur le site :
Affiche/autocollants : http://www.ensemble-fdg.org/content/affiche-ensemble-anti-austérité

mardi 21 janvier 2014

Municipales : la guerre des gauches aura bien lieu dans le "9-3"

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Redoutée par la Place du Colonel Fabien, la lutte fratricide entre PS et PCF aura bien lieu en Seine-Saint-Denis. Preuve que le sujet est brûlant, le PS a attendu le dernier moment pour dévoiler ses listes définitives. Ce n’est que lors du bureau national de mercredi dernier qu’ont été entérinées les listes, soit deux mois seulement avant le premier tour des municipales.

Le PS présentera des listes contre le PCF dans 23 villes sur les 40 du département. Surtout, alors que le « 9-3 » compte 11 municipalités communistes, le PS partira contre des maires PCF sortants dans plusieurs d’entre elles : à Saint-Denis, à Bagnolet, à Villetaneuse... Montreuil emporte la palme de la division : au moins cinq listes de gauche s’affronteront au premier tour. Cette compétition, que le retrait de la maire EELV Dominique Voynet rend incertaine, s’annonce sans pitié, notamment entre le socialiste Razzy Hammadi et l’ex-maire Jean-Pierre Brard, qui n’a plus le soutien du PCF ; celui-ci a investi Patrice Bessac, un jeune conseiller régional qui conduit la liste officielle du Front de gauche.
De toutes, la bataille la plus observée sera sans nul doute celle de Saint-Denis, plus grande ville communiste d’Europe, convoitée par le jeune député Mathieu Hanotin. Le protégé de Claude Bartolone (que d’aucuns surnomment « le parrain » du 9-3) est si pressé d’en découdre qu’il était entré en campagne contre le communiste Didier Paillard dès le mois d’août, devançant l’investiture officielle de son parti.

On regardera aussi de près la ville de Saint-Ouen, où la maire Front de gauche, Jacqueline Rouillon, affrontera un autre jeune socialiste, Karim Bouamrane, lui aussi envoyé au feu par « Don Bartolone ». Avec, en troisième position sur cette liste PS-EELV-PRG, le président du groupe PS à l’Assemblée, Bruno Le Roux, qui compte ainsi reprendre pied dans une ville du département après avoir perdu la mairie d’Epinay-sur-Seine en 2001 face à un candidat de droite. A Bagnolet, le scénario est encore plus complexe : le jeune « Barto boy » Tony Di Martino (PS), qui s’était maintenu en 2008 au second tour contre le PCF, défie à nouveau le sortant communiste Marc Everbecq contre lequel le PCF présente une liste Front de gauche, conduite par Laurent Jamet, premier adjoint.

Exception à La Courneuve. Gilles Poux, maire sortant Front de gauche, bénéficie du désistement du socialiste Stéphane Troussel. Loin d’être "communistophile", celui qui a pris la tête du conseil général de Seine-Saint-Denis, après le départ de son mentor pour le perchoir de l’Assemblée, aurait été fragilisé par une défaite.

Lire > L’OPA du PS sur la banlieue rouge

mercredi 15 janvier 2014

COMMUNIQUÉ DE ENSEMBLE. TAPIS ROUGE POUR LE PATRONAT.


Le pacte de responsabilité a représenté l'élément central de la conférence de presse de F. Hollande ce 14 janvier.
En dépit de l'habillage rhétorique, c'est la confirmation de son adhésion aux poncifs de la pensée néo-libérale. Il se dit social-démocrate mais le pacte de responsabilité est la copie conforme du pacte de confiance de P. Gattaz avec la reprise en compte des cinq exigences formulées par le patron du Medef.
Le « président des entreprises », Après les 20 milliards au titre du CICE, le « président des entreprises » accepte le transfert des 35 milliards d'euros des cotisations familiales payées par les patrons.  C'est une vieille revendication patronale qui est exaucée.
Comment sera alors financée cette branche de la sécurité sociale ?
Nouvelle augmentation de la TVA, comme le suggère P. Gattaz ? Alourdissement de la CSG, ? Il y a danger d'une ponction financière supplémentaire pour les salariéEs, la population.
Autre sujet de satisfaction pour le Medef, l'annonce de la réduction des dépenses publiques de 50 milliards entre 2015 et 2017.
Cet engagement aura des incidences fortes sur les dépenses de l'Etat,  le nombre des fonctionnaires, et sur sur les moyens financiers des collectivités territoriales. C'est clairement dit : parmi elles seront privilégiés, par des incitations financières, les métropoles, qui absorberont les départements dans leur aire géographique, et les régions invitées à se regrouper.
Pour la protection sociale, si les objectifs sont renvoyés à la compétence d'un Haut Conseil du financement de la protection sociale, c'est la réduction des actes médicaux et des prescriptions de médicaments, entre autres, qui sont visées. Déjà, un citoyen sur cinq renonce à se soigner pour des raisons financières. Où va le droit à la santé pour tous ?
Cette politique d'austérité massive aura pour conséquence d'engager le pays dans une spirale dépressive.
Toutes ces annonces balisent la voie suivie par F. Hollande : discours matiné de social-démocratie lors de la campagne présidentielle, social-libéralisme pendant les premiers mois et maintenant reprise sans vergogne de l'idéologie patronale.
Qui peut croire que la baisse des charges incitera les patrons à embaucher alors que dans les grandes sociétés 60% des bénéfices vont à la rémunération des actionnaires ?
Face aux assises de la fiscalité des entreprises qui sont prévues fin janvier, construisons une large mobilisation le 8 février contre l'augmentation de la TVA et pour une fiscalité juste et montrons à F. Hollande qu'il y a une politique alternative à la sienne.
Le 14 janvier 2014.
  

samedi 11 janvier 2014

Manifestation unitaire avec le Réseau Sortir du nucléaire, samedi 11 janvier au Blanc-Mesnil


Manifestation unitaire


Samedi 11 janvier 10:00
Lieu : Blanc-Mesnil (93)

Rdv à 10h devant la mairie du Blanc-Mesnil (93) 
pour un défilé jusqu’à la gare de triage de Drancy (94).

Suite au déraillement d’un convoi de déchets nucléaires de très haute activité le 23 décembre, 12 jours après le déraillement d’un wagon d’acide chlorhydrique, une manifestation unitaire, à l’initiative du CORIGAT (Collectif des riverains de la gare de triage de Drancy, du Bourget et du Blanc Mesnil) et en association avec Greenpeace, est organisée ce samedi 11 janvier à 10h.
Le rassemblement se fera place Gabriel Peri devant la mairie du Blanc-Mesnil et le cortège défilera jusqu’à la gare de Drancy. La gare de triage et la gare RER sont dans le même périmètre et le déraillement a eu lieu juste sous le pont à quelques dizaines de mètres de la gare RER.
Notre présence en nombre samedi est importante afin de manifester notre solidarité avec les riverains et notre opposition aux convois de déchets dangereux qui menacent gravement notre santé.
Merci de relayer cet appel le plus largement possible !
Contact :
Collectif tract au castor
Tania 0678565509

dimanche 29 décembre 2013

UN PEU D'HUMOUR NE NUIT PAS , POUR CONTINUER LA LUTTE EN 2014

Inculture(s) 5 : « Travailler moins pour Gagner plus » ou l'impensé inouï du salaire
...une autre histoire du travail et de la protection sociale...


Conférence gesticulée par Franck Lepage et Gaël Tanguy de la Scop « Le Pavé » (Coopérative d'éducation populaire). Petits contes politiques et autres récits non autorisés.

« Cette conférence évoque le potentiel d'action collective que recèle le "droit du travail" : processus d'avancée historique continue de la propriété collective des travailleurs contre la propriété lucrative du capital, symbolisé dans la protection sociale, que l'on veut nous faire passer pour des "charges" !!! Le salaire n'est pas le "prix" d'un travail (version de droite), mais un "barème" imposé par la lutte, (version de gauche) c'est-à-dire un rapport de forces par lequel nous obligeons un propriétaire à payer aussi pour du travail libre à d'autres que nous (retraite, chômage, maladie... et bientôt pourquoi pas la jeunesse via un salaire universel qui nous délivrerait de l'emploi subordonné) ? L'enjeu des retraites n'est pas financier (il n'y a aucun problème de financement des retraites) mais idéologique car ce sont les retraites qui sont en train de rendre visible que le salaire peut payer aussi du temps libre sans aucun danger pour l'économie. Il s'agit donc pour le capital de détruire toutes les formes de protection sociale issues de 1945 (sécurité sociale, retraite, conventions collectives, etc.). Pour y résister il faut des syndicats, c'est-à-dire d'abord et avant tout des syndiqués ! Réinventer le syndicalisme est le seul moyen. »

Le Pavé est une coopérative d'éducation populaire qui vise à réintroduire du politique dans le débat public. Cela suppose d'avoir du temps, des techniques, des méthodes pour permettre le témoignage, le récit, l'expression « libérée » et authentique.
Site officiel
http://www.scoplepave.org

ARTE Comprendre les origines du racisme

On nous dit souvent que le racisme est naturel, le résultat d'une éternelle " peur d'autrui ". Un bref retour sur l'histoire du racisme montre que c'est faux.

Depuis l'écrasement des fascismes au terme de la seconde guerre mondiale, et l'accession des pays colonisés à l'indépendance, le racisme fait l'objet d'une condamnation officielle et presque unanime dans la plupart des Etats. Dans le même temps, le racisme continu à être pensé et pratiqué sous des formes multiples.

Dans l'actualité, il n'y a qu'à constater les récentes attaques racistes contre les étrangers en Espagne, et l'accession du parti de Jörg Haider au pouvoir en Autriche pour prendre la mesure de l'ampleur du phénomène en Europe.

En France, un sondage réalisé en 1998 par Le Monde donne une idée de l'emprise de l'idéologie raciste. L'enquête classe les Français en trois catégories. La première, compte les "racistes", rassemble 18% des électeurs. Ce sont, des personnes qui se disent elles-mêmes "plutôt racistes", et qui estiment massivement qu'aujourd'hui en France, "on ne se sent plus chez soi comme avant" ; qu'il y a "trop d'arabes en France", et aussi "trop de noirs". La seconde, regroupant 40% des interrogés, est qualifiée de "tentés par le racisme". Ce sont des personnes qui ne partagent qu'une partie des opinions racistes. Et enfin la dernière, regroupant 33% d'électeurs, rejette en bloc les croyances adoptées par les "racistes", et est qualifiée par l'enquête "d'antiraciste".

Face à cette réalité, deux démarches sont possibles. La première, très répandue, se résume au fatalisme. Le racisme est généralement perçu comme éternel et immuable, il aurait existé tout au long de l'histoire de l'humanité.

C'est parce que nous refusons de voir dans le racisme une fatalité que nous voulons justement chercher à comprendre d'où vient le racisme.




Régie publique de l'eau, mode d'emploi (conférence à l’ENS)


Il y a quelques semaines, j’étais invité par les camarades de l’Ecole normale supérieure à présenter la régie publique de l’eau que nous avons créée en 2010. J’ai voulu saisir cette occasion pour donner une sorte de mode d’emploi, tant les tenants de la gestion privée nous présentent de faux prétextes pour tenter de maintenir le statu quo. Sachons déjà que, depuis dix ans, la tendance s’est inversée : de plus en plus, la gestion de l’eau potable revient dans le service public. Et ce choix profite avant tout à l’usager, que ce soit en termes de tarif d’accès, de qualité ou de transparence.
Ce résumé de mon intervention pose bien, je crois, les enjeux de la gestion publique de l’eau. J’espère qu’il sera utile à toutes celles et tous ceux, de plus en plus nombreux, qui veulent que l’eau, source de vie, ne soit plus source de profits.

COMMUNIQUÉ ENSEMBLE. DÉCHETS NUCLÉAIRES À DRANCY : À NOËL RESTEZ CONFINÉS !


Régulièrement traversée par des trains de déchets nucléaires, la commune de Drancy se trouve, comme d'autres, à la fois concernée par un site Seveso et par ce risque nucléaire très difficile à contrôler et dont les seules mesures consistent au confinement de la population. C'est d'ailleurs ce qui a été fait ce lundi 23 décembre après midi au son des sirènes qui ont retenti dans toute la ville peu après l'entrée aux abords de la ville du train appartenant à AREVA.
Les autorités n'évoquent qu'une « inclinaison » et non un déraillement du wagon le plus dangereux du convoi et assurent qu'il n'y a eu aucune contamination.
Le taux de radioactivité mesuré lors du passage de tels trains comme l'a montré Greenpeace à maintes reprises, dépasse les doses autorisées. Ces inquiétudes sont relayées par les syndicats de cheminots, car le plus grand danger est encouru par les agents dans les gares et sur les voies, dans la proximité immédiate des convois. Rappelons enfin que sur les voies qui longent cette gare de fret, circule le RER B qui transporte quotidiennement plusieurs centaines de milliers de passagers. Lorsque l'on sait que les incidents voire les accidents mortels se multiplient sur les rails français suite aux décisions irresponsables de démantèlement du réseau ferré , d'économies sur l'entretien des voies et de suppression de personnel, et qu'un incident ferroviaire a eu lieu au même endroit il y a quelques jours , comment peut-on faire circuler des trains de déchets hautement dangereux au cœur d'agglomérations densément peuplées et déjà concernées par des risques majeurs. .
Face au danger que représentent les transports de déchets, il faut stopper ces traversées et traiter les déchets là où ils sont produits, en renonçant à la folie de l'enfouissement qui ne donne aucune garantie pour l'avenir et présente des risques sanitaires énormes. Mais plus loin encore, l'énergie nucléaire n'est pas et ne sera jamais une énergie propre et sûre. C'est pourquoi il faut en planifier dès maintenant la sortie rapide. La démocratie, le droit à l'information et le droit à la protection minimale de la vie et de la santé des habitant-es et des personnes qui travaillent autour de ces convois ne peuvent être plus longtemps bafouées.
Le 24 décembre 2013.

vendredi 13 décembre 2013

Redécoupage des cantons: Notre groupe dit non à la loi


Intervention de Pierre Laporte, président du groupe

Séance départementale du 12 décembre 2013

Débat sur le redécoupage des cantons

  
Monsieur le Président cher(e)s collègues,


Après une introduction légèrement (et c'est un euphémisme!) politique de M. le Préfet, nous allons pouvoir lui répondre.

Lorsque l'on conteste la politique du gouvernement, très souvent on s'entend répondre qu'il faut lui laisser du temps pour qu'il agisse et change le pays. Mais en réalité le gouvernement agit dans beaucoup de domaines et très vite, parfois même dans la précipitation et le cafouillage. Mais le problème essentiel, c'est que ce changement ne va pas dans le bon sens car il met en œuvre la politique libérale déterminée et voulue par la commission Européenne. Il n'y a pas vraiment rupture avec la politique du gouvernement Sarkozy, ce qui contribue à faire croire que l'on ne peut faire autrement et que les sacrifices demandés sont nécessaires.

La règle d'or qui guide cette politique d'austérité, vous l'avez signée ! La réforme des retraites qui va dans le sens de celle de Nicolas Sarkozy, vous l'avez faite ! L'ANI qui va affaiblir les salariés face à leur patron, vous l'avez mise en place ! La hausse de la TVA, l'impôt le plus injuste, que vous reprochiez à la droite, c'est pour le premier janvier. Bref, ce n'est pas pour cela que les français vous ont élus et le désarroi se mêle à la colère.

Quant au département, dans cette enceinte, il y a peu, Claude Bartolone tonnait contre la dette que l'Etat avait envers nous, (1,6 milliards à l'époque). Il réclamait justice pour les habitants, annonçait que ceux-ci avaient déjà trop payé et que pas un centime de plus ne leur serait demandé par l'impôt.

Aujourd'hui plus rien n'est revendiqué de la dette de l'Etat alors que les finances de notre département sont à genoux. Aucune réforme juste de la fiscalité locale, pas de financement pérenne des allocations de solidarité ! Et sur notre département, pas de retour sur les coupes du passé (augmentation de la carte Améthyste, suppression pour le plus grand nombre de l'aide à la carte Imagin'R, suppression des aides aux villes en matière de construction d'équipements culturels, sportifs) etc.…

C'est sur ces questions que nous attendons des réponses urgentes et non pas des bricolages tels que la hausse du plafond des droits de mutation et des miettes sur des financements qui ne reposent sur rien de pérenne.

Non ! Au lieu de cela nous constatons la répression contre les salariés en lutte, des méthodes policières nouvelles pour contrôler les manifestants, contrôler leur identité, les filmer.

Non ! Au lieu de cela on constate de plus en plus de procédures expéditives avec vote bloqué à l'assemblée, la mise en place d'une métropole qui est une nouvelle centralisation qui va marquer un recul important de la démocratie représentative. Aujourd'hui on nous demande tout juste un avis sur une loi saugrenue sur le mode d'élection des Conseillers généraux par laquelle la définition des nouveaux cantons donne forcément lieu à des découpages arbitraires.
Et derrière ces découpages se dessinent les futures circonscriptions législatives…

Quand une politique est impopulaire, pour la faire accepter, la réduction de la démocratie représentative peut être une tentation mais c'est indigne de la gauche.

Vous comptez faire passer ce découpage en vous appuyant sur le désintérêt des habitants, sur leur désarroi face à la politique du gouvernement qui les conduit à mettre dans le même sac tous les partis politiques et les élus. Au contraire, notre rôle est de montrer les atteintes à la démocratie que cette loi et ce découpage portent. Notre rôle est de montrer qu'une autre politique est possible que celle imposée par la commission de Bruxelles.

Monsieur le président, vous le savez, même si vous faites semblant de l'ignorer, d'autres propositions ont été faites par nos parlementaires quant à la loi sur la base de la proportionnelle. En dernier recours, d'autres propositions de découpage ont été proposées par notre sensibilité mais aussi par la droite. Aucune réponse, autre que ce découpage qui accentue le bipartisme et fait la place belle au PS, ne nous a été donnée.

Elle précède sans doute la suppression des départements demandée d'ailleurs par deux de nos collègues également sénateurs, Gilbert Roger et Claude Dilain. Qu'en pensez-vous, Monsieur le président ? Cela rend les discussions pénibles. Pourquoi ne pas nommer directement un commissaire Européen qui n'est élu par personne pour diriger le pays?

A quoi servent ces belles démonstrations ?

Monsieur le président, vous exprimez quelques fois un regard critique sur la politique nationale. Mesurez-vous le fossé qui se creuse entre les élus et le pays ? Avez-vous seulement une idée des risques que nous courrons lorsque les idées racistes et fascistes remontent pour s'exprimer dans tous les médias ?

Cette loi est une régression démocratique. Nous sommes, au contraire, pour une réforme fondamentale de nos institutions par la création d'une 6ème  république.

Notre groupe dira non à cette loi et à ce charcutage.